SALSA À LAVAL / SALSALAVAL : LOCALISATION STUDIO DE DANSE - CARTE ROUTIÈRE - PLAN
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- ÉCOLE DE DANSES LATINES SALSA LAVAL -
1215 CURÉ-LABELLE
Chomedey, Laval
(Entre le Boulevard Du Souvenir et la Récréathèque)
(450) 687-9105 ou (514) 702-0223
Plan localisateur ( Site des Pages Jaunes )
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Le mot d'origine espagnole se traduit littéralement par « sauce piquante ». C'est sans doute la définition qui exprime le mieux le mélange d'ingrédients qui composent la salsa. Car si la salsa émerge comme genre musical à part entière dans les années 1960, c'est grâce à un savant mélange de multiples influences et après une accumulation d'événements socio-politiques et culturels.
Si l'on devait établir le lieu de naissance de la salsa, les quartiers hispaniques de New York, Spanish Harlem, seraient le lieu le plus exact. Dans les années 1960, ces quartiers défavorisés sont peuplés des nouveaux immigrés d'Amérique latine, notamment de Cubains qui ont fui le régime castriste, et de Portoricains. Évidemment, ils ont emporté dans leurs bagages leurs propres genres musicaux, comme le danzon pour les Cubains, et la plena et la bomba pour les Portoricains.
C'est de ce creuset de cultures que naît la salsa à la fin des années 1960, à la fois symbole de métissage culturel et message de revendication contre l'oppression américaine. Un label, la Fania créé en 1964 par le flûtiste Johnny Pacheco et le juriste Jerry Masucci, va largement contribuer au rayonnement de ce nouveau genre musical. De grands noms vont s'unir sous le nom de la Fania All Stars, comme Celia Cruz, Ray Baretto, Willie Colon, Ruben Blades… Chacun participe régulièrement à des concerts très attendus.
Il faut attendre les années 1990 pour connaître le véritable boom de la salsa dans le monde : les musiques cubaines et afro-caribéennes résonnent au-delà des mers et des frontières, et la planète entière se déhanche aux rythmes de la salsa.
Les différents styles de musique
La salsa de New York
La salsa d'origine puise ses racines dans la rumba, le mambo, le cha-cha-cha, la pachanga et le boogaloo. Musicalement, piano, congas, bongos et trombones sont les instruments de base.
Les principaux artistes sont :
- Celia Cruz : Siempre vivire, 2000 ; 100 % Azucar - The best of Celia Cruz, 1997.
- Ray Barreto : Rican/Struction, 1979 ;
- Tito Puente : Dance Mania, 1958 ; El rey y yo, 1967.
- Oscar D'Léon : El sonero del mundo, 1996.
La salsa new-yorkaise moderne
Très en vogue ces dernières années, notamment chez les jeunes, elle puise ses influences dans la salsa romántica pour les textes et dans la timba pour ses rythmes. Elle a également des sonorités de pop américaine, de ragga et de hip-hop.
Les artistes principaux sont :
Marc Anthony : Marc Anthony, 1999 ; Mended, 2002.
Victor Manuelle : Institinto y Deseo.
D.L.G (Dark Latin Groove) : Gotcha, 1999.
La salsa cubaine actuelle ou timba
Cela ne fait qu'une petite quinzaine d'années qu'elle a réellement émergé. Elle est un métissage entre des racines africaines profondes et une musique occidentale de plus en plus présente. Très rythmé, ce style est empreint de sonorités jazz et funk. Très populaire dans le monde entier, la salsa cubaine actuelle reste néanmoins absente des États-Unis, en raison de l'embargo et de la domination portoricaine.
Les principaux artistes sont :
Juan Formell y los Van Van : Llego Van Van, 1996.
La Charanga Havanera : Love fever, 1992.
NG la Banda : La Que Manda, 1995 ; Echale Limon, 1996.
La salsa colombienne
Devenue populaire dans les années 1980, elle a élu Cali comme capitale. Elle conserve un certain classicisme avec des textes largement narratifs, mais avec un style musical qui lui est propre.
Les principaux artistes sont :
El Grupo Niche : Propuesta, 2002.
Orquesta Guayacán : Otra Cosa, 2003.
Yuri Buenventura : Herencia Africana, 1996 ; Vagabundo, 2004.
Joe Arroyo : Fuego en mi mente - Fuentes-Fonomusic, 1989.
Les différents styles de danse
Grossièrement, la salsa se danse sur une musique à huit temps sur lesquels on exécute six pas du type gauche-droite-gauche, droite-gauche-droite. Selon le style qu'on lui apporte, on dira que vous dansez la salsa cubaine, portoricaine ou colombienne.
Le style cubain
Cette salsa est très dynamique et nécessite une parfaite coordination des deux danseurs. Sur la piste, la femme exécute beaucoup de tours ou de quarts de tour seule ou autour de son partenaire, qui lui, enchaîne les passes complexes. Chorégraphiée dans les clubs de Cuba, elle se danse sur le premier temps de la musique. Les Cubains ayant l'habitude de danser dans des endroits bondés, leur style est épuré et avec très peu de jeux de jambes. C'est une danse de rue, populaire et sociale.
La rueda de Casino
C'est une particularité de la salsa cubaine, elle se danse lors de folklores. Tous les couples de danseurs forment une ronde, l'un d'eux (le meneur) annonce les passes à venir, effectuées en même temps par tous les danseurs. Les hommes tournent dans un sens, les femmes dans l'autre, le but étant de changer de partenaire le plus souvent possible par le biais de ces figures.
Le style portoricain
À la différence de la cubaine dansée en cercle, la salsa portoricaine se danse en ligne, autour d'un axe. Elle se caractérise par sa technicité et sa douceur. La salsa portoricaine est élaborée, car elle comporte de nombreux jeux de pieds et de jambes appelés shines et ses techniques de guidage sont très précises. La richesse des combinaisons la rend plus démonstrative et permet de nombreuses chorégraphies.
Il est courant de distinguer deux styles de salsa portoricaine : le style de Los Angeles, qui se danse sur le premier temps de la musique et le style de New York qui se danse sur le deuxième temps (on danse alors sur la clave).
Le style colombien
La salsa colombienne contient peu de passes. La danse n'est pas très technique malgré des jeux de jambes élaborés en miroir. Mais c'est surtout l'esthétique et le style des danseurs qui priment.
Malgré ces différences de style et ces difficultés plus ou moins corsées, les salsas cubaine, portoricaine et colombienne sont avant tout de la salsa et peuvent se danser sur la même musique. Vous pourrez enchaîner une passe de style cubain après un pas portoricain sur le même morceau selon l'inspiration du partenaire. Le but premier de la salsa étant de s'amuser et de rencontrer des gens, finalement, le genre de salsa n'a pas tant d'importance.
Aujourd'hui, la salsa a si bien conquis le monde, que l'on ne compte plus le nombre de styles de danse : salsa tango, salsa hip-hop, salsa thérapie… Bref, chacun crée son propre style et adapte ses passes selon ses acquis et ses goûts. Mais toujours avec le même amour commun pour la musique.
West Coast Salsa Congress
Le Congrès de Los Angeles... n'est pas un congrès !
PETIT GUIDE À L'USAGE DU SALSERO DONT LA MAIN N'Y A JAMAIS MIS LES PIEDS.
par Jack "El Oso"
Le congrès de Los Angeles, ou West Coast Salsa Congress en V.O., n'est pas ce que vous pensez. Pour commencer, ce n'est pas un congrès. Ou en tout cas, pas un "congrès" dans le sens où on l'entend généralement dans nos latitudes, à savoir un rassemblement de danseurs, sur un week-end, dans un grand hotel, où ces derniers passent le plus clair de leur journée à suivre des stages, et le plus clair de leur nuit à danser.